03.03.2010
Wisertuesday : êtes vous bon utilisateur des réseaux sociaux twitter et facebook?
J'étais mardi soir dans les locaux de la Ruche, quai de Jemmapes à Paris.
Une centaine de mètre carrés pour une cinquantaine de personne, des gens sympathiques et curieux, un peu à boire et à manger : le cocktail parfait pour des rencontres et des échanges intéressants.
Nous étions tous réunis car intéréssés par cette question : comment et pourquoi utiliser les outils sociaux comme twitter ou facebook dans nos activités ?
Cette soirée était organisée par Camilla de Wiserearth, Miora de La Ruche et je crois que Pierre a donné un coup de main.
Parenthèse sur le pourquoi et le comment de la rencontre
Travaillant sur la plateforme de blogs Solidaires du monde (bienvenu ! Vous êtes dessus :-), nous menons sur le blog regards sur le web et sur celui là même, une veille sur l'utilisation d'internet par les acteurs de la solidarité. Du coup nous sommes abonnés à la mailing liste "l'auberge de la solidarité", que nous recommandons à quiconque travaille dans l'économie sociale et solidaire, ou s'y intéresse.
Pour rejoindre ce groupe de discussion : consulter la mailing liste de l'auberge de la solidarité.
Ce groupe de discussion permet de se tenir informer des événements organisés par les associations, entreprises sociales, fondations et autres organisations sur leurs thèmes de travail, des expositions, des offres d'emploi, des communiqués, des coups de gueule, des informations...
Fin de la parenthèse sur l'auberge. Sauf que la soirée de mardi avait son petit côté auberge.
Avant de raconter un peu le déroulement de cette soirée, des mots sur les organisatrices et leur structures.
Les filles !
Tout d'abord merci à elles, car elles ont parfaitement animé cette soirée. J'ai beaucoup appris. Alors que je travaille en ligne avec une petite communauté de blogueurs, l'organisation et l'animation d'un groupe dans lequel personne ne se connait donne de bons points de repères. D'ailleurs, j'anime avec Jérôme de l'association Orcades qui tient le blog Education au développement une rencontre avec des étudiants ce dimanche (organisée par l'association Starting block), je rendrai compte de cette réunion ici même, mais je voulais dire que je m'inspirerai de ce qui suit pour cette réunion avec les étudiants.
Wiser Earth et la Ruche
Une "terre plus sage" ne laisserait pas disparaitre ses abeilles, car elles permettent la fécondation des arbres et des fleurs.
Wiser Earth est une organisation nord américaine, portée par le Natural Capital Institute et l'équipe suivante.
A l'origine, le projet Wiser Earth vise à collecter et réunir des données sur les acteurs du changement. Si vous vous rendez sur leur site (en anglais mais la traduction en français est au programme. Au passage, petit avis aux bénévoles, vous pouvez contacter Peggy Duvette par son mail proposé sur la page équipe mentionnée ci-dessus).
Vous verrez, le site est extrémement riches de données sur des organisations non gouvernementales et associations de protection de l'environnement anglophones. Mais si vous vous inscrivez, vous accéderez à un outil de réseau social très intéressant. Je vous laisse découvrir et nous reviendrons sur Wiser Earth dans un article ultérieur, une fois que je l'aurai découvert moi-même.


La Ruche est un espace (peu ordinaire) collectif de travail et de création pour entreprendre autrement. Un incubateur d'entreprises sociales et une ruche d'entrepreneurs motivés par le changement social.
Procédons par l'exemple : Pierre Emmanuel Grangé (blogueur sur Microdon.solidairesdumonde.org) travaille sur son projet d'arrondi solidaire au sein de la Ruche. Arnaud Mourot, directeur d'Ashoka France et Aymeric Marmorat, fondateur d'Entrepreneurs sans Frontières ont participé à la création du projet. D'autres passionés du projet et des infos sur leur modèle économique.
D'ailleurs je vois que les ateliers font partie des recettes de la Ruche et je suis désolé, car je n'ai été qu'un coût ce soir là ! Je me rattraperai la prochaine fois.
Retour sur la soirée
Arrivée avec 10 minutes de retard, presque tout le monde est déja là. Quelques bonjours furtifs avant de reconnaitre Camilla dont j'ai vu la photo sur sa page tweeter : http://twitter.com/WiserParis. Camilla m'a expliqué qu'il fallait se faire sa carte de visite, avec nom, organisation et trois mots clés. Ensuite, nous avons fait un petit tour de présentation : des gens d'associations, d'ONG, des porteurs de projets, des utilisateurs avertis et des personnes souhaitant en savoir plus, tous les ages avec une moyenne à 30/35 ans.
Ensuite, Camilla nous a demandé de rencontrer 5 personnes que nous ne connaissions pas et de retenir leur nom, organisation, lieu de naissance et plat préféré. Tout cela assez vite. La ruche s'est mise en mouvement.
Après cela, nous avons fait le même exercice avec des post-it et des stylos.
L'occasion de voir le temps et l'énergie qu'il faut pour retenir 20 éléments et le temps dont on dispose en plus lorsque ces éléments sont fixés à l'écrit.
Mais l'enjeu n'était pas tant le temps que l'objet post-it. Une fois que nous avions rempli un post-it avec ces 4 éléments, nous les avons collé sur les murs.
Camilla a alors pris la parole sur la différence entre l'information stockée dans la mémoire de chacun et l'information posée sur un objet mis à disposition de personnes intéréssées : le post-it est devenu un objet social. Dans le cas d'une information en mémoire, l'objet social existe au le moment où cette information est portée dans une conversation. Sa portée est donc plus réduite car éphémère, même si elle se propage entre les personnes.
Une information écrite, disponible en permanence, facilement accessible, réutilisable, est un objet social à plus fort potentiel qu'une information échangée en conversation. L'article cognition sociale de wikipedia aborde le sujet et le schéma ci-dessous propose des exemples de sites web et d'objets sociaux qui leurs sont associés.
Tableau extrait de "Designing for the Social Web" par Joshua Porter

Double objectif de cet éxercice
- accélérer la rencontre des uns avec les autres,
- faire comprendre l'intérêt et le potentiel qui résident l'objet social à partir du moment ou celui-ci est accessible sur internet, notamment via les outils sociaux comme twitter, facebook ou autres.
Je voudrais juste rappeler ici (grâce à Clay Shirky) que la fonctionnalité "répondre à tous" du mail est une fonction sociale importante comparée au x possibilités offertes par le courier traditionnel, ou même le téléphone (qui a déja fait une téléconférence avec ses amis ???). Le fait de pouvoir mener des conversations à plusieurs sur un même objet : l'email, est déja une fonctionnalité sociale, que nous utilisons chaque jour, presque ?
La suite de la soirée
Nous avons tous posé des questions que nous avons rédigé sur des post-it. Les miennes étaient :
- comment utiliser twitter pour une campagne de plaidoyer ?
- comment utiliser les réseaux sociaux pour lever des fonds ?
- comment utiliser les réseaux sociaux pour sensibiliser les jeunes sur l'alimentation ?
Nous avons tous coller nos post-it sur un tableau blanc. Miora et Camilla ont classé ces post-it par affinité.
Ensuite nous avons fait des groupes pour échanger nos questions et nos expériences sur twitter et facebook.
Voici certaines des réfléxions partagées lors de cette soirée.
Twitter et Faceook ne sont pas semblables, mais se ressemblent un peu quand même :)
Facebook fonctionne plutôt en réseau fermé. Vous avez un groupe d'amis et vous partagez avec eux ce que vous souhaitez. Vous pouvez d'ailleurs choisir de ne pas rendre toutes vos informations disponibles à tous.
L'usage de facebook est le plus souvent personnel ou professionel, rarement les deux. Certains mélanges ont défrayé la chronique.
Les photos et vidéos ont beaucoup d'importance et les fonctionnalités de recherche ne permettent pas une recherche dans les contenus échangés mais principalement dans les contenus descriptifs du profil, du groupe ou de la page fan.
A l'inverse, twitter est une grande messagerie ouverte. Pas instantannée, car l'utilisateur n'attend pas de réponse immédiate, en fait il attend plutôt une reprise différée. Je m'explique.
Sur twitter, quand vous atterrissez, vous allez chercher les comptes des personnes que vous connaissez. Soit parce que vous connaissez leur nom ou leur email, soit leur compte, soit leur organisation.
Mais vous savez bien que vous ne connaissez pas tout à l'avance et qu'il faut avancer en faisant.
Pour cela : http://search.twitter.com est utile. Ce moteur de recherche vous permet de chercher dans le contenu des messages échangés. Du coup, j'ai cherché les mots : "humanitaire", "solidarité internationale", "entrepreneuriat social", "ONG", "écologie", "philanthropie" et je me suis constitué un ensemble de comptes twitter sources dont je reçois les informations dés qu'ils publient. Voir mon compte : http://twitter.com/thomscotch.
Evidemment, si vous parlez d'autres langues, vous pouvez chercher ces mots traduits. L'anglais reste la langue dominante sur twitter mais plein d'autess langues sont représentées.
La première chose à faire est bien d'écouter et de regarder
Ca permet d'apprendre l'utilité des éléments fondamentaux suivants :
- @ devant un compte utilisateur, type @thomscotch permet d'adresser un message public à un utilisateur
- RT permet d'envoyer un message que vous jugez intéressant, mais dont vous n'êtes pas l'auteur, aux personnes qui suivent vos messages (vos followers)
- # devant un mot permet de classer votre message dans la liste d'une recheche par #. Par exemple, en écrivant #wisertuesday, vous verrez que le mot devient un url actif renvoyant vers tous les messages portant mention de #wisertuesday. Mais il faut que l'orthographe soit le même et cette fonction n'accepte pas les accents
- enfin, les réducteurs d'url sont déterminants dans l'utilisation de twitter. Exemples : http://tinyurl.com/
Je viens de regarder Envoyé Spécial d'hier et comme toujours, on vous rabache que twitter permet 140 charactères. C'est vrai mais si le message porte un lien vers une page web avec un article, twitter devient une passerelle vers des contenus plus longs : textes, photos, vidéos, études, schémas, émissions audio, animation, webdocumentaires... En effet l'unité de base est de 140 charactères, mais celui qui n'utilise jamais de lien ne profite pas de pleinement de twitter.
La plateforme twitter est pour ses utilisateurs, un outil puissant de veille et de signalement de sources d'informations publiées sur internet.
Une fois que vous avez trouvé des sources qui vous intéressent, vous savez que ces personnes vont agir comme des filtres sur l'information. Ces personnes suivent elles-mêmes d'autres sources qu'elles filtrent.
Quand internet tend à devenir le support de diffusion de l'information et la plus grande mémoire d'archives, le problème n'est plus l'accès à l'information mais bien son tri, sa hierarchisation et son organisation. La fonction filtre devient déterminante. Et ce sont les êtres humains qui accomplissent le mieux cette fonction, en complémentarité de ce que permettent maintenant les machines et les applications web. Il est donc essentiel de suivre les bonnes personnes et de se servir des informations émises par ces personnes pour déterminer leur profil et leurs intérêts. D'où l'importance de l'écoute.
Ce qui est dit ici vaut pour facebook. En effet, une recherche de groupes et de pages fans sur les noms d'organisations et les thèmes qui vous intéressent vous permettent d'établir des liens d'informations directs avec ces groupes et personnes.
Dernier point : le temps.
Si les fils d'information de twitter et facebook privilégient l'instantanéité, la construction de l'utilité et la maitrise de l'usage de ces nouveaux médias prend du temps. Si vous souhaitez actionner ces outils pour organiser de l'information, il faut s'y prendre rigoureusement et régulièrement sans attendre de retour immédiat. Patience et assiduité.
Comme je suis loin d'avoir fait un compte rendu exhaustif des échanges, je vous laisse prendre connaissance de celui de Camilla via Meetup, avec photos à l'appui !
17:55 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : twtitter, faceboo, wiserearth, la ruche, reseaux sociaux, rencontre, veille, utilité, objets sociaux












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Commentaires
Merci Thomas pour ton blog. Je voulais juste ajouter ce commentaire pour dire que le tableau que tu as inclus, "Proven success of social objects", etait publie dans le livre "Designing for the Social Web" par Joshua Porter. Un livre que je recommande vivement.
Ecrit par : Burg | 05.03.2010
Merci Camilla pour ce complément, je l'ai ajouté sous le schéma.
Et je vais lire l'ouvrage, car j'en ai bien besoin.
A bientôt
Ecrit par : Thomas pour l'équipe Solidaires du monde | 06.03.2010
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