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10.03.2010

Ambiances du Forum des Innovations Financières pour le Développement

Jeudi et vendredi 4 et 5 mars, le Forum des Innovations Financières pour le Développement se tenait à la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris, à la Villette.

L'occasion de réunir et de rencontrer des professionnels de la finance et du développement, des porteurs de projets, des étudiants, des journalistes et des professionels de l'Agence française de Développement, de la Banque Mondiale et de la Fondation Bill et Melinda Gates, tous trois co-organisateurs de l'événement.

Pour en savoir plus sur les objectifs et le bilan de ce forum, je vous invite à écouter la présentation (en anglais) proposée par Jean Michel Severino, Président de l'Agence Française de Développement.


Favoriser les rencontres et les échanges

L'objectif de l'évènement était de fournir un espace et un lieu de discussions et de réflexions sur le thème des innovations financières pour le développement. Pour favoriser cela, 3 moments forts ponctuaient ces journées.

  • Les conférences plénières, dans la salle Gaston Berger de la Cité des Sciences

Ci-dessous, deux photos de la première conférence plénière "L'innovation financière pour le développement aujourd'hui : quel bilan et quels défis ?" La salle était comble pour écouter messieurs Carlos Braga, Vice président et secrétaire par intérim de la Banque Mondiale; Pierre Jaquet, économiste en chef de l'Agence Française de Développement; Geoffrey Lamb, Directeur Général Public Policy Operations de la Foundation Bill et Melinda Gates; Christian Masset, Directeur général de la mondialisation, du développement et des partenariats du Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes; Jay Naidoo, Président de la Development Bank of Southern Africa, Président de la Global Alliance for Improved Nutrition en Afrique du Sud et Richard-Heber Weber, Directeur général adjoint de l'Office de coopération d'Europaid.

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Afin de préparer et de prolonger en ligne ces rencontres, les organisateurs ont mis en place un site dédié au forum, sur lequel vous retrouverez bientôt les conférences plénières en vidéos.

Et si vous souhaitez également échanger avec des représentants des 800 projets envoyés en novembre au moment du concours, vous pouvez rejoindre la page Fininnov sur Facebook. Les échanges sont en français et en anglais principalement.

  • Les ateliers thématiques

En début d'après midi, j'ai pu assister à une partie de l'atelier "Combiner les prêts et les dons" en présence de Carlos Braga et de Nigel Twose de la Banque Mondiale, d'Amar Bhattacharya du G24, d'Hugo Panizza du CNUCED, d'Andrew Rogerson de l'OCDE et de Pierre Jaquet de l'Agence Française de Développement.

La majorité des interventions étant en anglais. J'ai reproduit ici l'intervention de Pierre Jaquet , Directeur de la Stratégie de l'AFD.

Mr Jaquet pose clairement les enjeux du mix prêts / dons pour les institutions d'aide au développement.



Parmis les sujets abordés :

  • Quels sont les motifs de l'aide au développement ?
    Quelles sont les ressources publiques à disposition ?
  • Quelles ressources additionnelles sont mobilisables ?
  • Comment faire un meilleur usage des fonds mobilisés ?
  • Comment garantir ce bon usage par des outils ?
  • Quels outils de mixage prêt / dons ?
  • Comment utiliser l'argent public pour mobiliser des acteurs privés ?
  • Comment mixer les prêts et les dons pour orienter l'entreprise autour de la notion de bien public ?
  • Quelle mesure de la conditionnalité des prêts ?
  • Quels partenariats entre acteurs publics et acteurs privés ?
  • Quel rôle de l'effet de levier du mixage prêt/don ?
  • Quel est l'avenir du financement du développement ?

  • Le salon

En amont du forum, les organisateurs avaient lancé un concours sous forme d'appel à projet. L'objectif était de recevoir des propositions permettant de mettre en place des solutions portant des mécanismes financiers innovants au service du développement.

Sur 800 projets reçus lors de la cloture de l'appel (en novembre 2009), 20 projets ont été sélectionnés par un jury. Ces 20 projets étaient représentés au salon, à disposition des visiteurs pour échanges sur les projets.

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Pour accéder aux descriptions des 20 projets sélectionnés, vous pouvez vous rendre sur la page Résultats du premier tour du concours MIF 2010 du site Fininnov. Vous pouvez aussi consulter de courtes présentations vidéos en anglais proposées par certains porteurs de projets.

Parmis les représentants des projets sélectionnés, j'ai pu rencontrer Elizabeth Berthe de la Grameen Foundation. Ci-dessous un enregistrement audio de notre entretien. Cet enregistrement a été réalisé jeudi 4 mars dans l'après midi.

  • Les résultats du concours

Vendredi 5 mars, 5 des 20 projets sélectionnés ont reçu des financements de la part des trois institutions organisatrices du salon : jusqu'à 100 000 $ chacun pour lancer un pilote. Le projet de la Grameen Foundation fait partie des gagnants, comme le projet de Babyloan.org.

  • Les 5 projets primés : organisations, projets et objectifs

Garanties financières pour les PED
Projet du Results for Development Institute (R4D) et de la Corporación Andina de Fomento (CAF), www.resultsfordevelopment.org. Affinity MacroFinance vise à financer des projets dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des PME, des micro-prêts, de l’assurance, des infrastructures en proposant des garanties cotées AAA aux investisseurs obligataires à travers 80 marchés de capitaux des pays émergents. Ce projet sera aussi mis en œuvre dans les pays plus pauvres ne disposant pas d’un marché obligataire local, en structurant des financements internationaux garantis. Détenu par une communauté d’institutions de financement du développement, de fondations et d’organismes de développement locaux. L’objectif est d’aider les pays émergents à devenir plus autonomes pour le financement de leur développement.

L'@ peu prêt, le réflexe solidaire
Projet de Babyloan, www.babyloan.org propose de développer une « tirelire » électronique à partir des transactions commerciales réalisées sur Internet. Les clients du site peuvent, s’ils le souhaitent, arrondir leurs paiements en ligne et prêter le reliquat aux micro-entrepreneurs de leur choix dans des pays en voie de développement, via la solution de microcrédit de babyloan.org

EcoTRA : compte séquestre pour écologements
Projet de l'International Institute for Energy Conservation (IIEC), www.iiec.org. L’objectif est de financer la réhabilitation énergétique de bâtiments résidentiels existants. Pur cela, EcoTRA propose de créer des comptes séquestres visant à financer des interventions en faveur du climat pour les sociétés coopératives de logement. Ce système de comptes séquestres permettra de réduire le risque de prêt, permettra aux banques d’accéder à des clients nouveaux et aux sociétés coopératives de logement de se procurer plus facilement les fonds dont elles ont besoin. Ce modèle sera testé à Thane, une ville de 1,2 millions d’habitants située dans la zone métropolitaine de Bombay.

Téléphonie mobile, solutions pour la microfinance
Projet de Grameen Foundation, www.grameenfoundation.org, pour le Kenya.
Les nouvelles technologies offrent aux institutions de microfinance de puissants outils leur permettant de fournir plus efficacement des services financiers aux populations pauvres. En partenariat avec KEEF, IMF kényane, la Grameen Foundation cherche à intégrer des systèmes et des processus technologiques supportés par le téléphone mobile pour mettre sur pied un modèle permettant aux IMF d’exploiter le plus efficacement possible ceux-ci dans le cadre de leurs opérations, de réduire leurs coûts et d’élargir leur clientèle et leur gamme de produits.

Titres climat pour la réduction du risque des agriculteurs

Projet de l'International Food Policy Research Institute et de Nyala S.C. www.ifpri.org, pour misen en oeuvre en Ethiopie.
Le développement de produits d’assurance climatiques simples et transparents constitue un élément clé dans le développement des marchés de la micro assurance. Les assurances paramétriques, fondées sur un indice météo, ont créé de nouvelles opportunités ; on constate toutefois que la demande réelle pour ce type de produits a été limitée jusqu’à présent. L’innovation du projet consiste à s’éloigner du modèle d’assurance basé sur un indice unique pour employer plutôt un système composé de plusieurs actifs « climat » simples et à rémunération fixe. Ces titres présentent trois avantages (simplicité, souplesse et inclusion) et visent à accroître l’adhésion aux produits d’assurance climatique.

 

03.03.2010

Rendez-vous au Forum des Innovations Financières pour le développement

Les 4 et 5 mars 2010, l’Agence Française de Développement (AFD), la Fondation Bill & Melinda Gates et la Banque Mondiale co-organisent le "Forum des Innovations Financières pour le développement".

Cet événement vise à mettre en lumière et promouvoir des mécanismes financiers innovants contribuant à mieux répondre aux défis du développement au niveau global, régional ou local. Le Forum réunira des praticiens du développement, des donateurs, des philanthropes, des entrepreneurs sociaux, des intellectuels, des représentants de nombreux établissements financiers et des décideurs autour des 3 objectifs majeurs de cette initiative :

  • Faire progresser l'action et la réflexion sur les innovations financières pour le développement
  • Faciliter le partage des connaissances et les retours d’expériences, et notamment le transfert de savoir-faire « Sud / Sud ». Il s’agira également d’étudier les approches les plus efficaces en termes d’impact et d’efficience
  • Encourager l’émergence de mécanismes financiers innovants pour résoudre les défis du développement à différentes échelles. Il s'articulera autour d’un concours, de conférences, d'ateliers et d'un salon où seront exposés des initiatives et des projets innovants.

Le Forum, introduit par Christine Lagarde (Ministre français de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi) proposera un programme complet comprenant notamment :

  • L'étape finale du concours Marketplace : 20 finalistes ont été choisis parmi 800 candidats ayant répondu à l'appel à propositions, en amont du Forum des Innovations Financières pour le Développement. La sélection a été réalisée par 110 experts dans le domaine de l’innovation financière et du développement. Les projets finalistes couvrent plus de 15 différents pays en développement, sur les 5 continents. Ils ont été soumis par une variété d'organisations allant de petites ONG locales à de grandes sociétés multinationales en passant par des institutions internationales du développement. Vous trouverez la présentation des 20 finalistes sur le site Web du Forum ainsi que sous forme de vidéo sur la chaîne dailymotion du Forum des Innovations financières pour le développement.
  • 13 ateliers thématiques répartis en 2 sessions
  • 2 séances plénières permettant d'aborder autour d'invités prestigieux deux questions majeures : "L’innovation financière pour le développement aujourd’hui : quel bilan et quels défis ?" et "Innovation financière pour le climat : enjeux pour les pays en développement".

Si vous le souhaitez, vous pouvez rejoindre la page facebook du "Forum des Innovations Financières pour le développement", sur laquelle vous pourrez à la fois discuter avec les autres participants ou internautes intéressés par le sujet et obtenir des informations complémentaires.

Les coordonnées ainsi que le formulaire d'inscription à l'évènement sont disponibles en ligne. Si vous souhaitez avoir plus d'informations n'hésitez pas à vous rendre sur le site Web du Forum.

 

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Wisertuesday : êtes vous bon utilisateur des réseaux sociaux twitter et facebook?

J'étais mardi soir dans les locaux de la Ruche, quai de Jemmapes à Paris.

Une centaine de mètre carrés pour une cinquantaine de personne, des gens sympathiques et curieux, un peu à boire et à manger : le cocktail parfait pour des rencontres et des échanges intéressants.

Nous étions tous réunis car intéréssés par cette question : comment et pourquoi utiliser les outils sociaux comme twitter ou facebook dans nos activités ?

Cette soirée était organisée par Camilla de Wiserearth, Miora de La Ruche et je crois que Pierre a donné un coup de main.

Parenthèse sur le pourquoi et le comment de la rencontre

Travaillant sur la plateforme de blogs Solidaires du monde (bienvenu ! Vous êtes dessus :-), nous menons sur le blog regards sur le web et sur celui là même, une veille sur l'utilisation d'internet par les acteurs de la solidarité. Du coup nous sommes abonnés à la mailing liste "l'auberge de la solidarité", que nous recommandons à quiconque travaille dans l'économie sociale et solidaire, ou s'y intéresse.

Pour rejoindre ce groupe de discussion : consulter la mailing liste de l'auberge de la solidarité.

Ce groupe de discussion permet de se tenir informer des événements organisés par les associations, entreprises sociales, fondations et autres organisations sur leurs thèmes de travail, des expositions, des offres d'emploi, des communiqués, des coups de gueule, des informations...

Fin de la parenthèse sur l'auberge. Sauf que la soirée de mardi avait son petit côté auberge.

Avant de raconter un peu le déroulement de cette soirée, des mots sur les organisatrices et leur structures.

Les filles !

Tout d'abord merci à elles, car elles ont parfaitement animé cette soirée. J'ai beaucoup appris. Alors que je travaille en ligne avec une petite communauté de blogueurs, l'organisation et l'animation d'un groupe dans lequel personne ne se connait donne de bons points de repères. D'ailleurs, j'anime avec Jérôme de l'association Orcades qui tient le blog Education au développement une rencontre avec des étudiants ce dimanche (organisée par l'association Starting block), je rendrai compte de cette réunion ici même, mais je voulais dire que je m'inspirerai de ce qui suit pour cette réunion avec les étudiants.

Wiser Earth et la Ruche

Une "terre plus sage" ne laisserait pas disparaitre ses abeilles, car elles permettent la fécondation des arbres et des fleurs.

Wiser Earth est une organisation nord américaine, portée par le Natural Capital Institute et l'équipe suivante.

A l'origine, le projet Wiser Earth vise à collecter et réunir des données sur les acteurs du changement. Si vous vous rendez sur leur site (en anglais mais la traduction en français est au programme. Au passage, petit avis aux bénévoles, vous pouvez contacter Peggy Duvette par son mail proposé sur la page équipe mentionnée ci-dessus).

Vous verrez, le site est extrémement riches de données sur des organisations non gouvernementales et associations de protection de l'environnement anglophones. Mais si vous vous inscrivez, vous accéderez à un outil de réseau social très intéressant. Je vous laisse découvrir et nous reviendrons sur Wiser Earth dans un article ultérieur, une fois que je l'aurai découvert moi-même.

 

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La Ruche est un espace (peu ordinaire) collectif de travail et de création pour entreprendre autrement. Un incubateur d'entreprises sociales et une ruche d'entrepreneurs motivés par le changement social.

Procédons par l'exemple : Pierre Emmanuel Grangé (blogueur sur Microdon.solidairesdumonde.org) travaille sur son projet d'arrondi solidaire au sein de la Ruche. Arnaud Mourot, directeur d'Ashoka France et Aymeric Marmorat, fondateur d'Entrepreneurs sans Frontières ont participé à la création du projet. D'autres passionés du projet et des infos sur leur modèle économique.

D'ailleurs je vois que les ateliers font partie des recettes de la Ruche et je suis désolé, car je n'ai été qu'un coût ce soir là ! Je me rattraperai la prochaine fois.

Retour sur la soirée

Arrivée avec 10 minutes de retard, presque tout le monde est déja là. Quelques bonjours furtifs avant de reconnaitre Camilla dont j'ai vu la photo sur sa page tweeter : http://twitter.com/WiserParis. Camilla m'a expliqué qu'il fallait se faire sa carte de visite, avec nom, organisation et trois mots clés. Ensuite, nous avons fait un petit tour de présentation : des gens d'associations, d'ONG, des porteurs de projets, des utilisateurs avertis et des personnes souhaitant en savoir plus, tous les ages avec une moyenne à 30/35 ans.

Ensuite, Camilla nous a demandé de rencontrer 5 personnes que nous ne connaissions pas et de retenir leur nom, organisation, lieu de naissance et plat préféré. Tout cela assez vite. La ruche s'est mise en mouvement.

Après cela, nous avons fait le même exercice avec des post-it et des stylos.

L'occasion de voir le temps et l'énergie qu'il faut pour retenir 20 éléments et le temps dont on dispose en plus lorsque ces éléments sont fixés à l'écrit.

Mais l'enjeu n'était pas tant le temps que l'objet post-it. Une fois que nous avions rempli un post-it avec ces 4 éléments, nous les avons collé sur les murs.

Camilla a alors pris la parole sur la différence entre l'information stockée dans la mémoire de chacun et l'information posée sur un objet mis à disposition de personnes intéréssées : le post-it est devenu un objet social. Dans le cas d'une information en mémoire, l'objet social existe au le moment où cette information est portée dans une conversation. Sa portée est donc plus réduite car éphémère, même si elle se propage entre les personnes.

Une information écrite, disponible en permanence, facilement accessible, réutilisable, est un objet social à plus fort potentiel qu'une information échangée en conversation. L'article cognition sociale de wikipedia aborde le sujet et le schéma ci-dessous propose des exemples de sites web et  d'objets sociaux qui leurs sont associés.


Tableau extrait de "Designing for the Social Web" par Joshua Porter

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Double objectif de cet éxercice

  • accélérer la rencontre des uns avec les autres,
  • faire comprendre l'intérêt et le potentiel qui résident l'objet social à partir du moment ou celui-ci est accessible sur internet, notamment via les outils sociaux comme twitter, facebook ou autres.

Je voudrais juste rappeler ici (grâce à Clay Shirky) que la fonctionnalité "répondre à tous" du mail est une fonction sociale importante comparée au x possibilités offertes par le courier traditionnel, ou même le téléphone (qui a déja fait une téléconférence avec ses amis ???). Le fait de pouvoir mener des conversations à plusieurs sur un même objet : l'email, est déja une fonctionnalité sociale, que nous utilisons chaque jour, presque ?

La suite de la soirée

Nous avons tous posé des questions que nous avons rédigé sur des post-it. Les miennes étaient :

  • comment utiliser twitter pour une campagne de plaidoyer ?
  • comment utiliser les réseaux sociaux pour lever des fonds ?
  • comment utiliser les réseaux sociaux pour sensibiliser les jeunes sur l'alimentation ?


Nous avons tous coller nos post-it sur un tableau blanc. Miora et Camilla ont classé ces post-it par affinité.
Ensuite nous avons fait des groupes pour échanger nos questions et nos expériences sur twitter et facebook.

Voici certaines des réfléxions partagées lors de cette soirée.

Twitter et Faceook ne sont pas semblables, mais se ressemblent un peu quand même :)

Facebook fonctionne plutôt en réseau fermé. Vous avez un groupe d'amis et vous partagez avec eux ce que vous souhaitez. Vous pouvez d'ailleurs choisir de ne pas rendre toutes vos informations disponibles à tous.

L'usage de facebook est le plus souvent personnel ou professionel, rarement les deux. Certains mélanges ont défrayé la chronique.
Les photos et vidéos ont beaucoup d'importance et les fonctionnalités de recherche ne permettent pas une recherche dans les contenus échangés mais principalement dans les contenus descriptifs du profil, du groupe ou de la page fan.

A l'inverse, twitter est une grande messagerie ouverte. Pas instantannée, car l'utilisateur n'attend pas de réponse immédiate, en fait il attend plutôt une reprise différée. Je m'explique.

Sur twitter, quand vous atterrissez, vous allez chercher les comptes des personnes que vous connaissez. Soit parce que vous connaissez leur nom ou leur email, soit leur compte, soit leur organisation.

Mais vous savez bien que vous ne connaissez pas tout à l'avance et qu'il faut avancer en faisant.

Pour cela : http://search.twitter.com est utile. Ce moteur de recherche vous permet de chercher dans le contenu des messages échangés. Du coup, j'ai cherché les mots : "humanitaire", "solidarité internationale", "entrepreneuriat social", "ONG", "écologie", "philanthropie" et je me suis constitué un ensemble de comptes twitter sources dont je reçois les informations dés qu'ils publient. Voir mon compte : http://twitter.com/thomscotch.

Evidemment, si vous parlez d'autres langues, vous pouvez chercher ces mots traduits. L'anglais reste la langue dominante sur twitter mais plein d'autess langues sont représentées.

La première chose à faire est bien d'écouter et de regarder

Ca permet d'apprendre l'utilité des éléments fondamentaux suivants :

  • @ devant un compte utilisateur, type @thomscotch permet d'adresser un message public à un utilisateur
  • RT permet d'envoyer un message que vous jugez intéressant, mais dont vous n'êtes pas l'auteur, aux personnes qui suivent vos messages (vos followers)
  • # devant un mot permet de classer votre message dans la liste d'une recheche par #. Par exemple, en écrivant #wisertuesday, vous verrez que le mot devient un url actif renvoyant vers tous les messages portant mention de #wisertuesday. Mais il faut que l'orthographe soit le même et cette fonction n'accepte pas les accents
  • enfin, les réducteurs d'url sont déterminants dans l'utilisation de twitter. Exemples : http://tinyurl.com/

Je viens de regarder Envoyé Spécial d'hier et comme toujours, on vous rabache que twitter permet 140 charactères. C'est vrai mais si le message porte un lien vers une page web avec un article, twitter devient une passerelle vers des contenus plus longs : textes, photos, vidéos, études, schémas, émissions audio, animation, webdocumentaires... En effet l'unité de base est de 140 charactères, mais celui qui n'utilise jamais de lien ne profite pas de pleinement de twitter.

La plateforme twitter est pour ses utilisateurs, un outil puissant de veille et de signalement de sources d'informations publiées sur internet.

Une fois que vous avez trouvé des sources qui vous intéressent, vous savez que ces personnes vont agir comme des filtres sur l'information. Ces personnes suivent elles-mêmes d'autres sources qu'elles filtrent.

Quand internet tend à devenir le support de diffusion de l'information et la plus grande mémoire d'archives, le problème n'est plus l'accès à l'information mais bien son tri, sa hierarchisation et son organisation. La fonction filtre devient  déterminante. Et ce sont les êtres humains qui accomplissent le mieux cette fonction, en complémentarité de ce que permettent maintenant les machines et les applications web. Il est donc essentiel de suivre les bonnes personnes et de se servir des informations émises par ces personnes pour déterminer leur profil et leurs intérêts. D'où l'importance de l'écoute.

Ce qui est dit ici vaut pour facebook. En effet, une recherche de groupes et de pages fans sur les noms d'organisations et les thèmes qui vous intéressent vous permettent d'établir des liens d'informations directs avec ces groupes et personnes.

Dernier point : le temps.
Si les fils d'information de twitter et facebook privilégient l'instantanéité, la construction de l'utilité et la maitrise de l'usage de ces nouveaux médias prend du temps. Si vous souhaitez actionner ces outils pour organiser de l'information, il faut s'y prendre rigoureusement et régulièrement sans attendre de retour immédiat. Patience et assiduité.


Comme je suis loin d'avoir fait un compte rendu exhaustif des échanges, je vous laisse prendre connaissance de celui de Camilla via Meetup, avec photos à l'appui !